Rosa
36x30 pouces
acrylique sur toile

Rosa Bonheur (1822 – 1899) est une peintre animalière et sculptrice française. Son père, peintre et professeur de dessin, encourage tôt ses trois filles et son fils dans le domaine artistique. Toute la famille vit à Bordeaux avant de déménager à Paris où le père, entraîné par les idées d’une secte saint-simoniste décide de quitter le foyer pour vivre dans une sorte de monastère. Sa mère doit nourrir seule la famille, mais meurt alors que Rosa a tout juste 11 ans.

Rosa Bonheur reçut une éducation de base à l'école élémentaire, puis fut mise en apprentissage comme couturière, puis en pension. Son père finit par la prendre dans son atelier, où se révélèrent ses aptitudes. Elle commença à étudier les animaux aux Halles de Paris. Ils deviendront sa spécialité.

C’est alors qu’elle décide de se vêtir d’un pantalon, plus pratique pour circuler dans les abattoirs et y faire des croquis. Vêtement longtemps décrié pour les femmes, mais accordé par une loi, elle devra toujours renouveler son permis officiel pour pouvoir le porter.

À 19 ans, elle expose au Salon puis y reçoit, quelques années plus tard, la médaille de bronze. En 1848, elle obtient enfin la médaille d’or, choisie parmi 5000 œuvres en compétition. Sa réputation est faite, une commande de l’État français suit. Les autres commandes de tableaux augmentent, sa notoriété n’est bientôt plus à faire. Elle sera la première artiste dont la cote montera sans cesse de son vivant. Elle deviendra la plus grande peintre animalière française du XIXe siècle.

En 1865, elle est la première femme peintre à recevoir la légion d'honneur, remise en mains propres par l’Impératrice Eugénie voulant signifier que « le génie n'avait pas de sexe ». En 1894, elle sera la première femme promue au grade d’officier.

Rosa disait qu'elle aurait été probablement plus épanouie en étant à la fois artiste et mère, et qu’elle avait refusé de se marier afin de rester indépendante. Elle invoquait aussi des mauvais souvenirs laissés par l'attitude de son père envers sa mère. Elle ajoutait que le mariage faisait des femmes des subalternes de l'homme, et que cela l'aurait empêchée de se dévouer à son art. Homosexuelle selon certaines rumeurs, ce que Rosa a toujours réfuté, elle a vécu avec deux femmes, Nathalie Micas, son amie d’adolescence puis, après la mort de Nathalie, avec l’Américaine Anna Klumpke, toutes deux peintres, elles aussi.

En 1899, à 77 ans une congestion pulmonaire l’emporte. Ses œuvres, en cette fin de siècle sont tombées en désuétude, jugées trop mièvres, ou trop ressemblantes à la réalité, par les jeunes générations d’artistes. Elles appartiennent aujourd’hui à de nombreuses collections permanentes de musées aux États-Unis, en France et en Pologne.

Texte de Liliane Blanc, historienne, auteure de quatre livres sur les créatrices, dont #Ellessontlibrescommelart, paru en septembre 2019 où l'on retrouve tous les tableaux en peinture de Mélanie et les écrits de Liliane.

Rosa

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