Marcelle
6pi x 5pi
acrylique sur toile

Marcelle Ferron (1924-2001) est une peintre, sculpteure et verrière québécoise issue des mouvements automatiste et abstrait. Née à Louiseville dans une famille bourgeoise et très cultivée, elle perd sa mère lorsqu’elle a tout juste sept ans. Son père assurera l’éducation des cinq enfants en insistant sur l’indépendance, la liberté et la justice sociale.

Atteinte de tuberculose osseuse depuis l’âge de trois ans, Marcelle fera de nombreux séjours à l’hôpital tout au long de sa vie. Cette urgence de vivre, elle la tient de là, fougueuse et passionnée elle comprend très jeune qu’elle n’a pas de moment à perdre.

Insatisfaite de la formation qu’elle reçoit à l’École des beaux-arts de Québec, elle cherchera pendant plusieurs années des réponses à ses questions sur l’art moderne avant de rencontrer Paul-Émile Borduas. Cet événement changera sa vie et lui fera comprendre ce qu’est la peinture automatiste, une peinture spontanée sans contrainte, basée sur le geste et l’expression de l’inconscient. Marcelle y trouve enfin son compte. Elle signera le manifeste du Refus Global en 1948 et commencera à se faire connaître dans le milieu artistique.

Mais des insatisfactions referont rapidement surface lorsque le groupe des automatistes s’essoufle en 1953. Mariée, mère de trois filles, elle se refuse de plus à éduquer sa famille sous l’emprise de la religion catholique. Elle quitte son mari et part avec les enfants pour Paris. Elle loue une maison où elle y installe son atelier. Cette période sera très prolifique, les Européens tomberont littéralement en amour avec cette femme rebelle, aussi lumineuse que sa peinture.

En 1966, c’est une artiste reconnue internationalement qui revient au Québec. Ayant d’autres aspirations artistiques, sa rencontre avec le verrier Michel Blum sera des plus importantes. Travaillant le verre avec une technique qu’elle a elle-même mise au point, elle souhaite se rapprocher des gens en leur offrant des verrières colorées que l’on peut admirer dans les espaces publics.

Marcelle Ferron obtient plusieurs reconnaissances importantes tout au long de sa carrière. Elle sera d’ailleurs la première femme à recevoir le prix Paul-Émile Borduas en 1983.

Elle meurt à 77 ans en 2001. On peut admirer encore aujourd’hui ses magnifiques verrières, entre autres, au Palais de justice de Granby et au métro Champ-de-Mars à Montréal. Ses tableaux sont exposés dans plusieurs collections permanentes de musées canadiens mais aussi dans de nombreuses collections particulières dans toute l’Europe (Angleterre, Belgique, Italie, etc).

Texte écrit par Mélanie Lefebvre, peintre.

Marcelle

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