Emily 200$
10 x 10 pouces
acrylique sur toile

Emily Carr (1871-1945) est une peintre et écrivaine issue des mouvements moderniste, postmoderniste et expressionniste. Née à Victoria, en Colombie-Britannique, Canada, cinquième enfant de six, elle sera de loin la plus excentrique du groupe et ne sera malheureusement pas soutenue par sa famille concernant son intérêt pour les arts.

Ce n’est donc qu’en 1910 qu’elle s’inscrit à l'académie Colarossi à Paris afin d'y apprendre les techniques des fauves, et bientôt celles du cubisme. De retour au Canada deux ans plus tard, elle conçoit un projet ambitieux : monter une exposition qui a pour but de faire connaitre l'héritage et les traditions de tous les villages Autochtones de la côte nord-ouest.

Avant-gardiste, elle n'eut que très peu de succès. Elle gagne sa vie en louant des chambres d'hôte, en élevant des chiens, et en travaillant la poterie. Sa carrière reprit en 1927, alors que la Galerie nationale du Canada s’intéresse à l'art traditionnel des Autochtones. Emily Carr fut invitée à participer à une exposition présentée à Ottawa, Toronto, et Montréal. L'idée était de créer des liens entre l'art autochtone et celui des peintres modernes du Canada, menés par le groupe des Sept, pour établir un patrimoine national. Elle peindra des totems, dans un style cubiste, afin de rendre ce qu'elle voit comme une tragédie : la prochaine disparition de l'art Autochtone totémique.

Carr expérimentera plusieurs styles au cours de sa carrière, et même si elle a pu être influencée par le postimpressionnisme, le fauvisme, le cubisme, le futurisme et l'abstraction, on l'a toujours tenue pour radicale dans une Colombie-Britannique conservatrice. Mais au-delà des changements de style, de manière et d'intention, elle est demeurée absorbée par deux grands thèmes : les cultures des Premières nations «en voie de disparition» et les paysages de l'Ouest. On la connait surtout aujourd’hui pour les œuvres produites au cours des dix dernières années de sa vie — des forêts sombres et rythmiques, de vastes ciels spirituels et des structures totémiques monumentales — alors qu'elle s'est dotée d'un style éminemment personnel.

Pendant ses dernières années, elle écrira plusieurs livres autobiographiques où elle revient sur ses expériences auprès des Autochtones, sur sa carrière d'artiste, et sur le développement rapide de la société en Colombie-Britannique. Son indépendance comme femme ayant résisté aux diktats de la vie domestique, sa décision de voyager fréquemment et non accompagnée dans les villages isolés des Premières nations et sa fidélité à l'égard de sa vocation artistique, au mépris des obstacles, des distractions et des critiques demeurent une source d'inspiration.

Elle est d’ailleurs parmi les artistes les plus reconnus du Canada et la Galerie d'art de Vancouver possède une importante collection de ses œuvres.

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